Le sauveur des âmes est venu…

Le sauveur des âmes est venu…



Le sauveur des âmes est venu pour cet âge. Pourquoi attendre,
adorez-Le et vous serez bénis…Essayez de comprendre qui sont
Ses véritables représentants. Ils ne sont pas nombreux mais il y
en a. Il y a surtout beaucoup d’imposteurs.
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L’abattage des vaches…

L’abattage des vaches…

L’abattage des vaches, un péché qui conduira à
une guerre mondiale, sans merci.

Conversation entre le Kazi, gouverneur de l’état
de Navadvipa, et le Seigneur Caitanya Mahaprabhu

verset 120

« Ils dansèrent ( les dévots avec le Seigneur Caitanya ) ainsi continuellement pendant douze heures, et le soir venu, ils allèrent tous prendre un bain dans le Gange avant de retourner chez eux. »

verset 121

« Le Seigneur ordonna à tous les habitants de Navadvipa de chanter le mantra Hare Krishna, et chaque foyer se mit à pratiquer régulièrement le sankirtana. »

verset 122

[Tous les dévots chantaient ce chant populaire avec le maha-mantra Hare Krishna:]  » haraye namah krishna, yadavaya namah / gopala govinda rama sri madhusudana…« ]

verset 123

Quand le mouvement de sankirtan commença à prendre son essor, on entendait plus rien d’autre à Navadvipa que les mots  » Hari Hari !  » et le son du mridanga et les karatalas.

verset 124

En entendant résonner la vibration sonore du mantra Hare Krishna, les musulmans de l’endroit, très irrités, allèrent se plaindre au Kazi.

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Le phaujadara, le magistrat de la ville, s’appelait le kaji (Kazi). Les jamidaras (Zamindars), ou propriétaires terriens (mandaleras), percevaient des impôts sur le terrain, mais il revenait au Kazi de faire respecter la loi et l’ordre et de punir les criminels. Le Kazi et les propriétaires terriens étaient subordonnés au gouverneur du Bengale, qui était à cette époque Suba-bangala. Les districts de Nadia, Islâmpura et Bagoyana étaient tous gouvernés par le Zamindar nommé Hari Hoda ou par son descendant, nommé Krishnadàsa Hoda. Il est dit que le Chand Kazi fut le maître spirituel de Nawab Hussain Shah. Selon certains il s’appelait Maulana Sirajuddina, et selon d’autres il s’agissait de Habibara Rahamana. Des descendants du Chand Kazi vivent encore aux alentours de Mayapura. Les gens vont encore voir la tombe du Chand Kazi, qui se trouve sous un arbre campaka et que l’on appelle le samadhi du Chand Kazi.

verset 125

En colère, le Chand Kazi entra un soir dans une maison, et quand il vit que les gens faisaient un kirtan, il brisa un mridanga et dit :

verset 126

 » Jusqu’à ce jour, vous n’observiez pas les principes régulateurs de la religion hindoue, mais voilà maintenant que vous les suivez avec beaucoup d’enthousiasme. Puis-je savoir qui a la puissance de vous faire agir ainsi ?

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

On voit que depuis l’agression de Vaktiyka Khiliji au Bengale jusqu’à l’époque du Chand Kazi, les hindous, adeptes des principes védiques, étaient sujets à de sévères mesures de répression. Tout comme dans le cas des hindous du Pakistan actuel, presque personne à l’époque ne pouvait pratiquer librement les principes religieux hindous. Le Chand Kazi évoque ici cette condition de la communauté hindoue. Auparavant les hindous n’avaient pas été très fidèles à leurs principes religieux, mais voilà qu’ils chantaient maintenant librement le maha-mantra Hare Krishna. Il devait donc y avoir quelqu’un de très puissant qui les rendait si hardis. En fait, c’était bien la vérité. Les membres de la communauté hindoue observaient bien les règles et les usages sociaux, mais ils avaient quasiment oublié de se conformer strictement à leurs principes religieux. Mais en la présence de Sri Caitanya Mahàprabhu, ils se mirent vraiment à respecter les principes régulateurs sur Son ordre. Cet ordre vaut encore aujourd’hui, et on peut l’exécuter partout, dans n’importe quelle partie du monde. Cet ordre est que chacun devienne un maître spirituel sous la direction de Sri Caitanya Mahaprabhu en suivant les principes régulateurs, en récitant chaque jour au moins seize chapelets du maha-mantra Hare Krishna, et en prêchant le culte de la conscience de Krishna dans le monde entier. Si nous nous conformons à l’ordre de Sri Caitanya Malaprabhu, nous gagnerons sans aucun doute une grande force spirituelle et nous serons libres de prêcher ce culte du mouvement Hare Krishna sans que personne ne nous en empêche.

verset 127

« Personne ne doit se livrer au sankirtana dans les rues de la ville. Pour aujourd’hui j’excuse le délit et je retourne chez moi. »

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Les membres du mouvement Hare Krishna ont eux aussi reçu à maintes reprises l’ordre de ne plus se livrer au sartkirtana dans les rues des grandes villes du monde. Nous avons des centaines de centres dans le monde entier, et nous avons été persécutés en particulier en Australie. La police nous a arrêtés de nombreuses fois dans la plupart des villes du monde occidental, mais nous exécutons néanmoins l’ordre de Sri Caitanya Mahaprabhu en chantant dans les rues de toutes les villes importantes, comme New York, Londres, Chicago, Sydney, Melbourne, Paris et Hambourg. Nous avons été malmenés par la police à Paris, à Tours également. C’était régulier, les camions arrivaient en force et les policiers nous emmenaient au poste et nous y gardaient, parfois, un certain temps. Nous devons nous souvenir que de semblables incidents eurent lieu par le passé, il y a cinq cents ans, et le fait qu’ils surviennent encore aujourd’hui indique que notre mouvement de sartkirtana est véritablement authentique, car s’il ne s’agissait que d’un insignifiant phénomène matériel, les êtres démoniaques ne s’y opposeraient pas. Les démons de l’époque essayèrent de faire obstacle au mouvement de sarikirtana lancé par Sri Caitanya MahAprabhu. De même, les démons d’aujourd’hui essaient de faire obstacle au sankirtana auquel nous nous livrons dans le monde entier, et ceci prouve que notre mouvement demeure pur et authentique, suivant l’exemple de Sri Caitanya Mahaprabhu.

verset 128

« La prochaine fois que je vois quelqu’un se livrer à ce sankirtana, pour sûr je le punirai non seulement en confisquant tous ses biens, mais en plus en le convertissant en musulman. »

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Convertir un hindou en musulman était chose facile à cette époque. Il suffisait qu’un musulman asperge d’eau le corps d’un hindou pour que celui-ci soit considéré comme transformé en musulman. Pendant la période de transition des britanniques au Bengladesh, au cours des dernières émeutes entre hindous et musulmans, les musulmans convertirent quantité d’hindous à l’Islam en introduisant de force de la viande de vache dans leur bouche. La communauté hindoue était si rigide à l’époque du Seigneur Caitanya que si un hindou était ainsi changé en musulman, il n’avait plus aucune chance de retrouver sa condition d’origine. C’est ainsi que la population musulmane augmenta en Inde. Aucun des musulmans ne vint de l’extérieur; les usages sociaux obligèrent d’une façon ou d’une autre les hindous à devenir des musulmans, sans la moindre chance de retrouver une place dans la communauté hindoue. L’empereur Aurangzeb instaura également un impôt que les hindous devaient payer pour le simple fait d’être hindous. Tous les hindous de condition modeste devinrent alors volontairement musulmans pour éviter d’avoir à payer cet impôt. Voilà comment la population musulmane augmenta en Inde. Le Chand Kazi menaça les gens de les convertir à l’Islam par le simple fait de les asperger d’eau.

verset 130

Le Seigneur Caitanya leur ordonna : Continuez le sankirtan ! Aujourdh’hui, je tuerai tous les musulmans ! »

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Gandhi est connu pour avoir lancé le mouvement de désobéissance civile non violente en Inde, mais environ cinq cents ans avant lui, Srichaque fois que se présentent des obstacles, le mouvement Hare Krsna doit anéantir l’opposition en recourant à la raison et à la discussion et mettre ainsi un terme à son comportement démoniaque. Si nous nous montrions violents dans tous les cas, il nous serait difficile de poursuivre nos activités. Nous devons donc suivre l’exemple du Seigneur Caitanya Mahaprabhu, qui désobéit à l’ordre du Chand Kazi mais le fit se soumettre par la raison et par Ses arguments. chaque fois que se présentent des obstacles, le mouvement Hare Krsna doit anéantir l’opposition en recourant à la raison et à la discussion et mettre ainsi un terme à son comportement démoniaque. Si nous nous montrions violents dans tous les cas, il nous serait difficile de poursuivre nos activités. Nous devons donc suivre l’exemple du Seigneur Caitanya Mahaprabhu, qui désobéit à l’ordre du Chand Kazi mais le fit se soumettre par la raison et par Ses arguments.

verset 131

Retournant chez eux, tous les habitants se mirent à pratiquer le sankirtan, mais à cause de la défense du Kazi, au lieu d’être paisible, ils se sentaient toujours plein d’anxiété.

verset 132

Comprenant l’inquiétude qui tourmentait leur esprit, le Seigneur les réunit et leur parla en ces termes :

verset 133

« Ce soir J’ammènerai le sankirtana dans chaque bourgade. Vous devez donc décorer votre ville pour cette soirée.

verset 134

Le soir venu, allumez des torches dans chaque maison. je vous protègerai tous. Voyons quel genre de magistrat va venir arrêter notre kirtan. »

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

A cette époque, Navadvipa se composait de neuf petites viles, ce qui donne leur raison d’être au mot nagare nagare. Sri Chaitanya Mahaprabhu voulait faire un kirtan dans chacune de ces bourgades voisines. Il ordonna que la ville de Navadvipa soit décorée pour l’occasion.

verset 135

Dans la soirée, le Seigneur Gaurasundara sortit et forma trois groupes de kirtans

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Voilà comment organiser un kirtan dans une procession. A l’époque de Sri Caitanya, un groupe se composait de vingt et un hommes : quatre jouaient du mridanga, un menait le chant, et les seize autres jouaient des karatalas et répondaient à celui qui menait le chant. Si beaucoup d’hommes se joignaient au mouvement de sankirtan, ils peuvent suivre l’exemple de Sri Caitanya et former différents groupes selon les circonstances et le nombre d’hommes disponibles.

verset 136

Dans le groupe de tête dansait Thakura Haridasa, et c’est Advaita Acarya qui dansait plein d’allégresse dans le groupe du milieu.

verset 137

Le Seigneur Gaurasundara Lui-même dansait dans le dernier groupe, et Sri Nityananda Prabhu évoluait au gré de la danse du Seigneur Caitanya.

verset 138

Par la grâce du Seigneur, Srila Vrindavana dasa Thakura a décrit cet événement en détail dans son Caitanya-mangala.

verset 139

Accomplissant ainsi un kirtan qui les mena dans tous les coins de la ville, ils parvinrent finalement à la porte de la résidence du Kazi.

verset 140

Murmurant de colère et faisant entendre un puissant grondement, les manifestants, sous la protection du Seigneur Caitanya, sentiren la fièvre monter en eux.

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Le Kazi avait donné l’ordre de ne pas se livrer au kirtana, au chant collectif du saint nom du Seigneur. Mais quand cet ordre fut transmis au Seigneur Caitanya Mahaprabhu, Il ordonna de répondre au Kazi par un mouvement de désobéissance civile. Le Seigneur Caitanya et tous Ses dévots, avec leur enthousiasme naturel bien que mêlé d’agitation, devaient faire beaucoup de bruit avec leurs cris puissants.

verset 141

Le bruit de ce puissant kirtana fit évidemment très peur au Kazi, qui se terra dans sa chambre. Entendant la rumeur de colère et les protestations des gens, il ne voulait pas sortir de chez lui.

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

L’ordre du Kazi interdisant le sankirtana. ne put tenir que tant qu’il n’y eut pas de désobéissance civile. Sous la direction du Seigneur Suprême, Sri Caitanya Mahaprabhu, les manifestants, de plus en plus nombreux, désobéirent à l’ordre du Kazi. Ils s’assemblèrent par milliers et formèrent différents groupes, chantant le maha-mantra Hare Krishna au milieu d’un tumulte de protestations. Le Kazi eut donc très peur, ce qui est bien naturel en de telles circonstances. Aujourd’hui également, les gens du monde entier peuvent se réunir dans le mouvement pour la conscience de Krishna et protester contre les gouvernements dégradés qui dirigent les populations athées du monde actuel, lesquelles fondent toute leur vie sur le péché. Le Srimad-Bhagavatam affirme que dans l’âge de Kali, les voleurs, les bandits et les individus de quatrième ordre sans éducation ni culture s’emparent des postes des gouvernements pour exploiter les citoyens. C’est là un symptôme du kali-yuga qui a déjà fait son apparition. Les gens ne peuvent pas sentir que leur vie et leurs biens sont en sécurité, mais les soi-disant gouvernements poursuivent néanmoins leurs agissements et les ministres se font grassement rémunérer bien qu’ils soient incapables de faire quoi que ce soit de bien pour la société. Le seul remède à cette situation est d’encourager le mouvement de sankirtana sous la bannière de la conscience de Krishna et de protester contre les activités pécheresses de tous les gouvernements du monde. Le mouvement pour la conscience de Krishna n’a rien d’un mouvement religieux sentimental; il s’agit d’un mouvement se donnant pour mission de réformer toutes les anomalies de la société. Si les gens remplissent ce devoir de façon méthodique, scientifique, comme Sri Caitanya Mahâprabhu l’a ordonné, le monde connaîtra alors la paix et la prospérité au lieu d’être plongé sans espoir dans la confusion par des gouvernements dénués de valeur. Une société comporte toujours des bandits et des voleurs, et dès qu’un gouvernement faible se montre incapable d’assumer ses devoirs, ces bandits et ces voleurs se manifestent et se livrent à leurs méfaits. La société entière devient alors un enfer dans lequel les honnêtes gens ne peuvent plus vivre. Il y a maintenant un besoin immédiat d’instaurer un bon gouvernement —un gouvernement assumé par les citoyens, en toute conscience de Krishna. Tant que les masses ne deviennent pas conscientes de Krishna., il ne peut y avoir d’hommes de valeur. Le mouvement pour la conscience de Krishna que Sri Caitanya Mahaprabhu lança en chantant le mand-mantra Hare Krishna a conservé sa puissance. Les gens doivent donc essayer de le comprendre sérieusement et scientifiquement et de le répandre dans le monde entier. On trouve une description du mouvement de sankirtana lancé par Sri Caitanya Mahaprabhu dans le Caitanya-bhagavataMadhya-khanda, chapitre vingt-trois, commençant par le verset 241 où apparaît cette prière : « Mon cher Seigneur, que mon mental soit fixé sur Tes pieds pareils-au-lotus. » Faisant écho au Seigneur Caitanya, tous les dévots répétaient les paroles qu’Il chantait. Le Seigneur entraînait ainsi toute la manifestation par les routes étroites qui longent le Gange. Quand Il arriva à Son propre ghâta, l’endroit où Il Se baignait, Il dansa avec une intensité croissante. Puis Il Se dirigea vers le gata de Madhai. Ainsi Sri Caitanya Mahaprabhu, le Seigneur Suprême, que l’on appelait Visvambhara, dansa tout au long des rives du Gange. Il Se dirigea alors vers le Barakona-ghata, puis vers le Nagariya-ghâta, traversa le Ganganagara et parvint à Simuliya, un quartier marquant l’une des extrémités de la ville. Tous ces endroits entourent Sri Mayapur. Après avoir atteint Simuliya, le Seigneur Se dirigea vers la maison du Chand Kazi et finit ainsi par atteindre sa porte.

verset 142

« Naturellent, certains manifestants, très agités, voulurent se venger des agissements du Kazi et commencèrent à saccager sa maison et son jardin de fleurs. Srila Vrindavana dasa Thakura a décrit en détail cet incident. »

verset 143

« Puis, quand Sri Caitanya Mahaprabhu parvint à la porte du Kazi, Il S’assit dans l’entrée et fit mander le Kazi par des hommes respectables. »

verset 144

Lorsque le Kazi arriva, la tête baissée, le Seigneur lui témoigna le respect qui lui était dû et lui offrit un siège. »

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Certains des hommes ayant pris part au mouvement de désobéissance civile de Sri Caitanya Mahaprabhu étaient agités car ils ne pouvaient maîtri-ser leur mental. Le Seigneur, au contraire, demeurait parfaitement paisible, sobre et imperturbable. Ainsi, quand le Kazi descendit pour Le voir, Sri Cai-tanya Mahâ-prabhu lui témoigna le respect qui lui était dû et lui offrit un siège car il s’agissait d’un respectable fonctionnaire du gouvernement. Le Seigneur nous montra ainsi par Son exemple comment nous devons nous conduire. Il se peut que nous ayons à affronter des jours difficiles tandis que nous nous efforçons à répandre ce mouvement de santirtan en faveur de la conscience de Krishna, mais nous devons toujours suivre l’exemple de Caitanya Mahaprabhu et faire le nécessaire selon le temps et les circonstances.

verset 145

Sur un ton amical, le Seigneur dit :  » Je suis venu chez toi en invité, mais losque tu M’as vu, tu t’es caché dans tes appartements. Quelle sorte d’étiquete est-ce là ? »

verset 146

Le Kazi répondit :  » Tu es venu chez moi animé d’une grande colère. C’est pour T’apaiser que je ne suis pas venu tout de suite et que je me suis caché.  »

verset 147

 » Maintenant que Tu T’es apaisé, je viens à Toi. C’est une grande fortune pour moi de recevoir un invité de Ta classe. »

verset 148

« Selon les liens propres à notre village, Nilâmbara Cakravarti Thâkura était mon oncle. Ce genre de relation est plus fort encore qu’un lien de parenté.

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

En Inde, même dans les villages reculés, toutes les communautés hindoues et musulmanes avaient l’habitude de vivre très paisiblement en établissant des liens entre elles. Les jeunes gens appelaient les aînés du village caca ou kaka, « oncle », et les hommes du même âge s’appelaient mutuellement dada, « frère ». Les rapports étaient très amicaux. Les familles musulmanes invitaient même les familles hindoues et vice-versa. Hindous et musulmans acceptaient ainsi les invitations réciproques et se retrouvaient les uns chez les autres à l’occasion de différentes cérémonies. Jusqu’à il y a encore à peine cinquante ou soixante ans, les rapports entre hindous et musulmans étaient très amicaux et il n’y avait aucun trouble. Nous n’avons connu aucune émeute entre hindous et musulmans dans l’histoire de l’Inde, même lorsque les musulmans règnaitent sur le pays. Les conflits entrte hindous et musulmans furent suscités par des politiciens véreux, surtout par des puissances étrangères, et c’est ainsi que la situation dégénéra graduellement à tel point que l’Inde fut divisée en Hindoustan et Pakistan. Heureusement, le remède pour unir non seulement les hindous et les musulmans, mais toutes les communautés et toutes les nations peut encore être appliqué par le mouvement Hare Krishna sur la base solide de l’amour de Dieu.

verset 149

 » Nilambara Cakravarti est Ton grand-père maternel, et en vertu de ce lien;Tu es mon neveu.

verset 150

 » Quand un neveu est très en colère, son oncle maternel se montre tolérant, et quand l’oncle maternel commert une offense, le neveu n’y attache, pas d’importance. »

verset 151

Ainsi le Kazi et le Seigneur s’entretinrent-ils, mais, malgré différentes indications, personne ne pouvait comprendre le sens profond de leur conversation.

VERSET 152

Le Seigneur dit :
 » Mon cher oncle, Je suis venu chez toi simplement pour te poser quelques questions. »
 » Oui » répondit le Kazi,  » Tu es le bienvenu. Dis-moi ce que Tu as en tête.

verset 153

Le Seigneur dit : » Tu bois le lait des vaches ; donc la vache est ta mère. Et le boeuf produit les céréales ( par le labour des terres ) dont tu as besoin pour vivre; il est donc ton père.

verset 154

 » puisque le boeuf et la vache sont ton père et ta mère, comment peux-tu les tuer et les manger ? Quelle sorte de principe est-ce là ? Comment peux-tu oser commettre de tels péchés ?  »

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Tout le monde peut comprendre que les vaches nous donnent leur lait et que les boeufs nous aident à produire les denrées agricoles. En conséquence, puisque notre véritable père nous donne les céréales et que notre véritable mère nous donne le lait qui nous permet de vivre, le boeuf et la vache sont considérés comme notre père et notre mère. Selon la culture védique, il existe sept mères, parmi lesquelles la vache. C’est pourquoi Sri Caitanya Mahaprabhu défia le Kazi musulman en disant : « Quelle sorte de principes religieux suis-tu lorsque tu tues ton père et ta mère pour les manger ? » Aucun être civilisé ne songerait à tuer son père et sa mère pour les manger. C’est pourquoi Sri Caitanya Maha-prabhu contesta les principes de la religion musulmane en les accusant d’autoriser le parricide. Dans la religion chrétienne également, l’un des principaux commandements est : « Tu ne tueras point. » Pourtant, les chrétiens violent cette règle; ils sont très experts à tuer et à faire fonctionner les abattoirs. Dans notre mouvement pour la conscience de Krishna, notre première règle est que personne n’a le droit de manger de la chair animale d’aucune sorte. Cette règle s’applique à la chair des vaches comme à celle des chèvres, mais nous insistons particulièrement sur l’interdiction de manger de la chair de vache, car selon les sastras la vache est notre mère. Ainsi Sri Caitanya Mahàprabhu S’opposa au fait que les musulmans tuent les vaches.

verset 155

Le Kazi répondit : » De même que tu as Tes Ecritures, les Vedas et les Puranas, nous avons les nôtres, que nous appelons le Saint Coran.

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Chand Kazi accepta de discuter avec Sri Caitanya Mahaprabhu sur la base des Ecritures. Selon les Ecritures védiques, si l’on étaye ses arguments par des citations tirées des Vedas, ils sont irrécusables. De même, quand les musulmans font valoir des citations du Coran, leurs arguments sont également authentiques. Lorsque Sri Caitanya Mahaprabhu souleva la question de l’abattage du boeuf et de la vache pratiqué par les musulmans, le Chand Kazi se plaça du point de vue de ses Ecritures.

verset 156

« Selon le Coran, il existe deux façon de progresser : en augmentant la tendance à jouir des plaisirs matériel et en diminuant cette tendance. La voie qui commande de réduire l’attachement ( nivritti-marga ) interdit de tuer les animaux.

verset 157

 » La voie des activités matérielles comporte certaines règles à propos de l’abattage des vaches. Si on les tue conformément aux Ecritures, on ne commet pas de péché.

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Le mot sastra vient du dhatu, ou racine verbale, sasSas-dhatu indique le fait de diriger ou de gouverner. Un gouvernement qui règne par la force ou par les armes est qualifié de sastra. Ainsi le fait de diriger, que ce soit par des armes ou par des instructions, fait-il intervenir le principe du sas-dhatu. Entre le sastra (diriger en employant les armes) et le sastra (diriger en faisant valoir les injonctions des Ecritures), c’est le sastra le meilleur. Nos Ecritures védiques ne sont pas des textes de lois ordinaires relevant du bon sens humain; ce sont les affirmations d’êtres véritablement libérés qui ne sont pas soumis à l’imperfection des sens. Le sastra doit toujours être correct, non pas tantôt correct, tantôt incorrect. Les Ecritures védiques présentent la vache comme une mère. Cela reste donc valable quelle que soit l’époque; ce n’est pas, comme le disent des scélérats, qu’elle était une mère dans les temps védiques, mais qu’elle ne l’est plus aujourd’hui. Si le sastra est une autorité, la vache est et demeurera toujours une mère. C’était une mère dans les temps védiques, et elle l’est également en cet âge. Celui qui agit en se conformant aux injonctions des sastras s’affranchit par là des réactions dues aux activités pécheresses. Par exemple, l’âme conditionnée a une tendance naturelle à vouloir manger de la viande, boire du vin et s’adonner aux plaisirs charnels. La voie permettant de connaître ces plaisirs s’appelle pavrtti-marga. Les sastras disent: pavrittir esam bhutanam nivrittis tu mahà phalam —il ne faut pas se laisser entraîner par les tendances propres à la vie conditionnée et imparfaite; on doit plutôt se faire guider par les principes énoncés dans les sastras. La tendance de l’enfant est de vouloir jouer toute la journée, mais les sastras ordonnent aux parents de prendre soin de son éducation. Les sastras existent à seule fin de guider les hommes dans leurs activités. Cependant, les gens ne se réfèrent pas aux instructions des sastras, qui sont exemptes de tous défauts et de toutes imperfections, et c’est pourquoi ils se laissent fourvoyer par de soi-disant professeurs et dirigeants ayant toutes les déficiences de l’âme conditionnée.

verset 158

En savant qu’il était, le Kazi répliqua :  » Tes Ecritures védiques comportent une règle selon laquelle on peut tuer une vache. En vertu de cette règle, de grands sages accomplirent des sacrifices au cours desquels on met à mort une vache. »

verset 159

Réfutant les paroles du Kazi, le Seigneur répondit aussitôt :  » Les Védas stipulent clairement que l’on ne doit pas tuer les vaches. En conséquence, aucun hindou, quel qu’il soit, ne tuera jamais une vache. »

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Les Ecritures védiques comportent des concessions destinées aux mangeurs de viande. Ceux qui veulent manger de la chair diront qu’ils peuvent manger une chèvre ayant été sacrifiée à la déesse Kali; ils n’ont pas le droit de se fournir au marché ou à l’abattoir. Il n’est fait aucune concession concernant le fait d’entretenir des abattoirs pour satisfaire le palais des mangeurs de viande. Pour ce qui est des vaches, il est totalement interdit de les tuer. Puisque la vache est considérée comme une mère, comment les Vedas pourraient-ils permettre qu’on la tue? Sri Caitanya Mahaprabhu montra que les assertions du Kazi étaient incorrectes. La Bhagavad-gita (18.44) stipule clairement que l’on doit protéger les vaches : krisi-go-raksya-varnijyam vaisya-karma svabhava-jam — »Le devoir des vaisyas consiste à obtenir des produits agricoles, à faire du commerce et à protéger les vaches. » Il est donc faux de dire que certaines prescriptions des Ecritures védiques autorisent l’homme à tuer les vaches.

verset 160

« Il est précisé dans les Védas et les Puranas que l’on peut tuer un être vivant à des fins expérimentales si on est capable de le ramener à la vie.

verset 161

« Voilà pourquoi les grands sages tuaient parfois de vieux animaux, et en chantant des hymnes védiques, ils les ramenaient à la vie de telle sorte qu’ils puissent s’élever vers la perfection.

verset 162

 » Lorsqu’ils tuaient ces vieux animaux invalides et les ramenaient à la vie tout rajeunis, il ne s’agissait pas vraiment de les tuer, mais de les faire bénéficier de conditions bien meilleures.

verset 163

 » Il existait jadis de puissants brahmanas qui pouvaient faire de telles expériences en faisant appel aux hymnes védiques; mais aujourd’hui, à cause du Kali-yuga, les brahmanas n’ont plus ce pouvoir. Aussi est-il interdit de tuer les vaches et les boeufs pour les ramener à la vie.

verset 164

 » En cet âge, cinq coutumes sont interdites : immoler un cheval en sacrifice, immoler une vache en sacrifice, adopter l’ordre du sannyasa, faire des offrandes de chair aux ancêtres et concevoir des enfants avec la femme de son frère.

verset 165

 » Puisque vous, les musulmans, vous ne pouvez ramener à la vie les animaux que vous tuez, vous êtes responsables de leur mort. Vous allez donc en enfer, sans aucune chance de salut.

verset 166

 » Ceux qui tuent une vache sont condamnés à croupir en enfer pendant autant de milliers d’années qu’il y a de poils sur le corps de cette vache.

verset 167

 » Vos Ecritures comportent beaucoup d’erreurs et d’aberrations. Ceux qui les ont compilées, ne connaissant pas l’essence du savoir, ont donné des instructions contraires à la raison et à la logique.  »

verset 168

Lorsqu’il eut entendu ces paroles de Sri Caitanya Mahàprabhu, le Kazi demeura interdit et ne sut rien répondre. Après mûre réflexion, il accepta sa défaite et parla en ces termes.

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Au cours de notre prédication nous rencontrons de nombreux chrétiens qui se réfèrent aux paroles de la Bible. Lorsque nous leur demandons si Dieu est limité ou illimité, les prêtres chrétiens disent que Dieu est illimité. Mais lorsque nous leur demandons pourquoi ce Dieu illimité devrait avoir un seul fils et non pas un nombre infini, ils sont incapables de répondre. De même, d’un point de vue rationnel, les réponses offertes par l’Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran à de nombreuses questions ont changé. Mais un sastra ne peut pas changer au gré d’un individu. Tous les sastras doivent être exempts des quatre défauts de la nature humaine. Les assertions des sastras doivent être correctes de tout temps.

verset 169

« Mon cher Nimai Pandita, ce que Tu as dit est parfaitement vrai. Nos Ecritures sont de date récente, et elles manquent certes de logique et de philosophie.

Sa Divine Grâce Srila Prabhupada explique :

Les sastras des yavanas, des mangeurs de viande, ne sont pas des Ecritures éternelles. Elles ont été compilées récemment et se contredisent parfois les unes les autres. Il existe trois Ecritures pour les yavanas: l’Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran. Elles furent compilées à un certain moment de l’histoire du monde et ne constituent pas un enseignement éternel comme la connaissance védique. En conséquence, bien qu’elles aient leurs arguments et leurs raisonnements propres, elles ne sont ni très profondes ni transcendantales. De ce fait, l’homme moderne versé dans la science et la philosophie juge ces Ecritures inacceptables. Des prêtres chrétiens viennent parfois nous demander : « Pourquoi vos disciples abandonnent-ils nos Ecritures pour accepter les vôtres ? » Mais lors-que nous leur demandons : « Votre Bible dit ‘Ne tue pas.’ Pourquoi alors tuer tant d’animaux chaque jour? », ils ne savent quoi répondre. Certains donnent pour réponse imparfaite que les animaux n’ont pas d’âme. Mais nous leur demandons alors : « Comment savez-vous que les animaux n’ont pas d’âme? Les animaux et les enfants sont de même nature. Cela signifie-t-il que les enfants humains eux aussi n’ont pas d’âme ? » Selon les Ecritures védiques, dans le corps se trouve le propriétaire du corps, l’âme. Dans la Bhagavad-gita (2.13), on peut lire :

dehino ‘smin yatha dehe
kaumaram yauvanam jara
tatha dehantara-praptir
dhiras tatra na muhyati

« A l’instant de la mort, l’âme prend un nouveau corps, aussi naturellement qu’elle est passée, dans le précédent, de l’enfance à la jeunesse, puis à la vieillesse. Ce changement ne trouble pas qui a conscience de sa nature spirituelle. » Du fait que l’âme se trouve à l’intérieur du corps, ce dernier change et affecte toutes sortes de formes. Il y a une âme dans le corps de chaque être vivant —animal, arbre, oiseau ou être humain— et cette âme transmigre d’une sorte de corps dans une autre sorte de corps. Comme les Ecritures des yavanas —l’Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran— ne peuvent répondre convenablement aux questions de leurs adeptes, ceux qui sont versés dans la connaissance scientifique et philosophique perdent naturellement foi en de telles Ecritures. Le Kazi admit cela lors de son entretien avec Sri Caitanya Mahaprabhu. Ce Kazi était un homme très intelligent. Il était parfaitement conscient de sa position, comme nous le montrera le verset suivant.

verset 170

 » Je sais que nos Ecritures regorgent de concepts imaginaires et erronés, néanmoins, parce que je suis un musulman, je les accepte au nom de ma religion malgré leur fondement insuffisant.

verset 171

 » Les raisonnements et les arguments que l’on trouve dans les Ecritures des mangeurs de viande ne sont pas très profonds ni très solides, conclut le Kazi. Lorsque Sri Caitanya Mahaprabhu entendit prononcer ces paroles, Il sourit et lui posa la question suivante.

verset 172

 » Mon cher oncle maternel, Je voudrais te poser une question. Dis-Moi la vérité je te prie. N’essaie pas de Me tromper avec des faux fuyants.

verset 173

 » Dans ta ville, le chant collectif du saint nom se poursuit toujours. Le bruit des instruments de musique, des chjants et des danses y résonnent constamment avec force.

Verset 174
 » En tant que magistrat musulman, tu as le droit de t’opposer à la célébration des cérémonies hindoues, mais présentement tu ne les interdis pas. Je ne comprends pas pourquoi.  »

verset 175

Le Kazi dit :  » Tout le monde Te nomme Gaurahari. Permets que je T’appelle par ce nom.

verset 176

 » Ecoute-moi, je te prie, ô Gaurahari! Si Tu viens dans un endroit solitaire, retiré, je T’expliquerai pourquoi. »

verset 177

Le Seigneur répondit:  » Tous cers hommes sont Mes compagnons intimes. Tu peux parler ouvertement. Tu n’as rien à craindre d’eux. »

versets 178-179

Le Kazi dit:  » Lorsque j’ai cassé un tambour chez un hindou et que j’ai interdit la célébration du chant collectif,cette même nuit, j’ai vu dans mes rêves un lion effrayant qui rugissait très fort; Il avait le corps d’un être humain et la tête d’un lion.

verset 180

 » Pendant que je dormais, le lion bondit sur ma poitrine avec un rictus féroce et en faisant grincer Ses crocs.

verset 181

 » Posant Ses griffes sur ma poitrine, le lion dit sur un ton sévère :  » Je vais immédiatement te déchirer la poitrine comme tu as brisé le mridanga !

verset 182

 » Tu as interdit la célébration de Mon chant collectif. Je dois donc te faire périr !  » Terrifié, je fermai les yeux et me mis à trembler.

verset 183

 » Lorqu’il vit mon effroi, le lion dit :  » Je t’ai imposé cette défaite à seule fin de t’enseigner une leçon, mais Je dois Me montrer miséricordieux avec toi.

verset 184

 » Ce jour-là, tu n’as pas causé trop d’ennuis. C’est la raison pour laquelle Je t’ai pardonné et ne t’ai pas ôté la vie.

verset 185

 » Mais si tu recommences à agir ainsi, Je ne Me montrerai pas tolérant. Cette fois-ci Je te tuerai, avec toute ta famille et tous les mangeurs de viande.’

verset 186

 » Après avoir prononcé ces paroles, le lion S’en alla, mais j’avais très peur de Lui. Vois donc sur ma poitrine les marques de Ses griffes !  »

verset 187

Après ce récit, le Kazi montra sa poitrine. Toutes les personnes qui l’avaient écouté et qui virent les marques, acceptèrent l’authenticité de cette histoire extraordinaire.

Les personnes qui feront obstruction au mouvement de sankirtan du Seigneur Caitanya Mahaprabhu ne seront pas épargnées.

Les hommes nés de la nature divine :

Les hommes nés de la nature divine :

sri-bhagavan uvaca

abhayam sattva-samsuddhir
jnana-yoga-vyavasthitih
danam damas ca yajnas ca
svadhyayas tapa arjavam
ahimsa satyam akrodhas
tyagah shantir apaisunam
daya bhutesv aloluptvam
mardavam hrir acapalam

tejah ksama dhrtih shaucam
adroho nati-manita
bhavanti sampadam daivim
abhijatasya bharata

( Bhagavad-Gita /16 / 1-3 / )

Le Seigneur Bienheureux dit:

« Absence de crainte, purification de l’existence, développement du savoir spirituel, charité, maîtrise de soi, accomplissement des sacrifices, étude des Vedas, austérité et simplicité, non-violence, véracité, absence de colère, renoncement, sérénité, aversion pour la critique, compassion, absence de convoitise, douceur, modestie et ferme détermination, vigueur, pardon, force morale, pureté, absence d’envie et de soif des honneurs,-telles sont, ô descendant de Bharata, les qualités spirituelles des hommes de vertu, des hommes nés de la nature divine. »

Explications :

Au début du quinzième chapitre, nous avons vu décrit l’arbre banian que représente le monde matériel. Il y était expliqué que ses racines secondaires représentent les actes des êtres, actes tantôt favorables, tantôt défavorables. Le neuvième chapitre, d’autre part, nous a parlé des devas, ou êtres relevant de la nature divine, et des asuras, ou êtres relevant de la nature démoniaque. Selon les enseignements védiques, les actes gouvernés par la vertu sont favorables au progrès sur la voie de la libération, et dits de nature spirituelle, ou deva-prakrti. Les hommes appartenant à la nature spirituelle progressent donc sur la voie de la libération. Pour ceux, en revanche, qui agissent sous le poids de la passion et de l’ignorance, la libération devient chose impossible. Ils devront demeurer dans l’univers matériel, soit sous la forme humaine, soit parmi les espèces animales, soit même en des formes de vie encore inférieures. Dans ce seizième chapitre, le Seigneur explicite et la nature divine ou spirituelle, et la nature démoniaque, avec leurs attributs respectifs, dont Il fait également ressortir les aspects positifs et négatifs.

Le mot abhijatasya, désignant l’homme né avec des attributs spirituels, des tendances divines, revêt ici un grand intérêt. Les Ecrits védiques appellent garbhadhana-samskara le fait d’engendrer un enfant dans une atmosphère divine. En effet, si les parents désirent un enfant doté des attributs divins, il leur faut observer les dix usages propres à la vie humaine. (1) Nous avons vu, dans un chapitre antérieur, que l’acte sexuel, lorsqu’il vise à engendrer un enfant vertueux, représente Krsna Lui-même. La vie sexuelle ne peut donc être condamnée, pourvu qu’elle s’accomplisse dans la conscience de Krsna. Les dévots de Krsna, établis dans la conscience de Krsna, ne doivent certes pas engendrer des enfants à la manière des chiens et des chats, mais dans le but que ces enfants deviennent à leur tour conscients de Krsna. Telle devrait être la bénédiction reçue par l’enfant né d’un père et d’une mère absorbés dans la conscience de Krsna.

Le système social qu’on appelle varnasrama-dharma, et qui divise la société en quatre groupes, ou varnas, ne saurait faire référence, pour cette division, au principe d’hérédité. Ces quatre groupes sont déterminés par la formation personnelle des individus, et leur but est de faire régner paix et prospérité au sein de la société. Les qualités qu’énumère notre verset sont dites divines, spirituelles; elles ont en effet pour but d’accroître chez l’homme l’entendement spirituel qui lui permettra de se libérer du monde matériel. Dans le varnasrama-dharma, le sannyasi (celui qui a accepté l’ordre du renoncement) est considéré comme la tête, le maître spirituel, de tous les varnas et asramas. Le brahmana, certes, tient le rôle du maître spirituel pour les membres des trois autres varnas -ksatriyas, vaisyas et sudras -, mais le sannyasi, au sommet de l’institution du varnasrama est un maître spirituel même pour le brahmana.

Abhaya: l’absence de crainte. Avant tout, le sannyasi doit être sans crainte. Parce qu’il lui faut vivre seul, sans aucun soutien, ou sans certitude de soutien, il ne peut que dépendre entièrement de la miséricorde de Dieu, la Personne Suprême. Celui qui se demande encore comment il sera protégé une fois qu’auront été tranchés ses liens avec la famille et la société, celui-là ne doit pas accepter le sannyasa, ou l’ordre du renoncement. Il faut être tout à fait convaincu que Krsna, Dieu, la Personne Suprême, Se trouve toujours, sous Son aspect Paramatma, Son aspect « localisé », dans le coeur de chacun, et qu’ainsi, Il voit tout, sait toujours tout de nos intentions. Et il faut également posséder une foi ferme en la pensée que Krsna, en tant que le Paramatma, protège l’âme qui s’est abandonnée à Lui; savoir encore que jamais on ne sera seul: « Même au coeur des forêts les plus sombres, doit-on penser, Krsna sera présent et me donnera toute protection. » Celui qui est fort de cette conviction est abhaya, sans crainte. Un tel état d’esprit est indispensable au sannyasi.

Sattva-samsuddhi: la purification de l’existence. Le sannyasi doit ensuite purifier son existence. De nombreuses règles, de nombreux principes, doivent être observés à cet effet au sein du sannyasa. La plus importante consiste en la stricte interdiction d’entretenir quelque rapport intime avec une femme. Il est même défendu au sannyasi de parler à une femme en un lieu solitaire. Sri Caitanya Mahaprabhu, le Seigneur en personne, montra l’exemple du sannyasi idéal: lorsqu’Il Se trouvait à Puri, Ses disciples du sexe féminin ne pouvaient même pas s’approcher de Lui pour Lui offrir leurs respects: elles étaient invitées à se prosterner en gardant une certaine distance. Il ne faut certes pas voir là une aversion pour les femmes, mais seulement le devoir du sannyasi, qui est de n’avoir nul rapport intime avec elles. Afin de purifier son existence, l’homme doit suivre les règles prescrites par son appartenance propre à un varna et à un asrama donnés. Dans le cas du sannyasi, ce sera donc, entre autres, la stricte interdiction d’entretenir avec les femmes des liens intimes et de posséder des richesses pour la satisfaction des sens. Sri Caitanya Mahaprabhu fut un sannyasi parfait, et nous avons pu voir que dans Sa vie, Il fut extrêmement strict en ce qui concerne le comportement envers la femme. Bien qu’Il ait accepté sous Sa protection les âmes les plus déchues, et qu’on Le tienne donc pour l’avatara le plus libéral, Il suivait strictement les règles et principes du sannyasa pour ce qui est de la compagnie des femmes. L’un de Ses compagnons intimes, Chota Haridasa, bien que si près de Lui et de Ses autres compagnons, laissa échapper un regard de concupiscence à l’endroit d’une jeune femme en la présence personnelle de Sri Caitanya Mahaprabhu. Celui-ci était si strict qu’Il l’exclut aussitôt de Son entourage. Après l’incident, Sri Caitanya prononça ces paroles:

« Pour un sannyasi, ou quiconque aspire à se défaire de l’emprise de la matière et s’efforce de s’élever à la nature spirituelle, de retourner à Dieu, en sa demeure originelle, tourner son regard vers les biens matériels et les femmes (sans même en jouir, mais animé du désir d’en jouir) est un acte si condamnable, qu’il eut mieux valu se suicider plutôt que de connaître des désirs aussi illicites. »

Telles sont donc les voies de la purification.

jnana-yoga-vyavasthiti: le développement du savoir spirituel. Le rôle du sannyasi est de distribuer le savoir spirituel aux chefs de famille et à tous ceux qui ont oublié que la vie humaine a pour but de progresser sur la voie spirituelle. Le sannyasi doit, pour subvenir à ses besoins, demander l’aumône, de porte en porte, mais il ne convient certes pas de le voir comme un mendiant. Car c’est par pure humilité (autre qualité de l’être situé au niveau spirituel) qu’il va de porte en porte, plus d’ailleurs pour visiter les familles et les ouvrir à la conscience de Krsna que pour mendier. Tel est le devoir du sannyasi. Si un disciple est vraiment avancé dans la vie spirituelle et si le maître spirituel lui enjoint de le faire, il doit prêcher avec logique et raison la conscience de Krsna; sinon, il lui faut éviter d’accepter le sannyasa. Et s’il se trouve qu’il a accepté le sannyasa sans posséder une connaissance suffisante, il doit alors cultiver le savoir en prêtant toute oreille à l’enseignement d’un maître spirituel authentique. Le sannyasi, donc, doit être établi dans l’abhaya, ou l’absence de crainte, la sattva-samguddhi, ou la pureté, et le jnana-yoga, ou le savoir.

Dana: la charité. Les actes de charité sont plus particulièrement le propre des grhasthas. Ces derniers, en effet, sont tenus de gagner honnêtement leur vie et d’offrir la moitié de leur gain à des institutions qui se chargent de propager universellement la conscience de Krsna. La charité, en effet, doit s’exercer à l’endroit d’hommes qui en sont dignes. Comme l’enseignera plus loin laBhagavad-gita, on compte divers ordres d’actes charitables, qui relèvent respectivement de la vertu, de la passion et de l’ignorance. Les actes de charité accomplis dans la vertu se trouvent recommandés par les Ecritures; ceux, par contre, que guident la passion et l’ignorance, simple gaspillage, ne le sont nullement. Le seul but de la charité doit être finalement d’aider à répandre la conscience de Krsna à travers le monde. Telle est la charité qui relève de la vertu.

Dama: la maîtrise de soi. Propre à tous les varnas, elle est toutefois particulièrement la qualité du grhastha. Bien qu’il vive en la compagnie d’une épouse, le grhastha devra se garder d’employer sans restriction ses sens aux plaisirs sexuels. Il est, en effet, tenu d’observer certaines règles en ce qui touche à la vie sexuelle, comme aux autres aspects de l’existence: la vie sexuelle n’aura d’autre but que la procréation. Et si le grhastha n’a pas l’intention d’avoir des enfants, alors lui et son épouse doivent s’abstenir des plaisirs de la chair. Les hommes, aujourd’hui, font usage de contraceptifs et de méthodes plus odieuses encore, afin de jouir des plaisirs charnels sans avoir à assumer la responsabilité qu’implique la naissance d’un enfant. On ne trouve certes pas là le signe de la nature divine, mais bien un attribut démoniaque. Quiconque désire avancer dans la voie spirituelle, fût-il un homme marié, se doit de contrôler sa vie sexuelle et de ne pas engendrer de descendance si ce n’est pour servir Krsna. Si un homme peut assurer que ses enfants deviendront conscients de Krisna, qu’il en mette des centaines au monde; sinon, mieux vaut ne pas se livrer aux actes sexuels, qui n’auraient alors d’autre but que le plaisir des sens.

Yajna: l’accomplissement des sacrifices. Il est également destiné, d’une manière plus particulière, au grhastha, car il nécessite de grandes richesses, que ne possèdent pas les membres des autres varnas – brahmacaris, vanaprasthas et sannyasis – puisqu’ils vivent d’aumônes. Le grhastha doit accomplir l’agnihotra-yajna, par exemple, tel que le commandent les Ecrits védiques. Mais ces sacrifices requièrent de telles richesses qu’aucun grhastha ne pourrait aujourd’hui les exécuter. Aussi, le meilleur sacrifice pour notre âge, et par ailleurs le seul recommandé, est-il le sankirtana-yajna, le chant du maha-mantra:

Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare
Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare

Tel est le plus haut et le moins dispendieux des sacrifices; tous peuvent l’adopter, tous peuvent en recevoir le bienfait. Ainsi, la charité, la maîtrise des sens et l’accomplissement des sacrifices sont particulièrement destinés au grhastha.

Svadhyaya: l’étude des Vedas; tapa: l’austérité; arjava: la douceur, ou la simplicité. Elles reviennent en propre au brahmacari, ou étudiant. Celui-ci doit éviter tout lien étroit avec les femmes; sa vie doit en être une de continence, et d’absorption dans l’étude des Ecritures védiques, afin de cultiver en lui le savoir spirituel. Tel est le svadhyaya. Le tapasya, ou l’austérité, est aussi, et même surtout, destiné au vanaprastha. L’homme ne doit pas demeurer un chef de famille tout le long de sa vie; il lui faut toujours se souvenir que la vie spirituelle comporte quatre étapes: le brahmacarya, le grhastha, le vanaprastha et le sannyasa. Ainsi, après le grhastha, il devra se préparer à faire retraite. Pour cent ans de vie, vingt-cinq années reviennent au brahmacarya, aux études, vingt-cinq au grhastha, à la vie de famille, vingt cinq au vanaprastha, à la retraite, et les vingt-cinq autres au sannyasa, à la vie de renoncement. Telles sont les normes disciplinaires de la vie spirituelle dans la société védique. En quittant le grhastha, il faut pratiquer certaines austérités du corps, du mental et de la langue; et c’est en quoi consiste le tapasya. En fait, ce tapasya est recommandé pour toutes les divisions du varnasrama-dharma. Sans tapasya nul homme ne peut connaître la libération. La Bhagavad-gita, ni aucun autre Ecrit védique ne préconise les théories selon lesquelles il n’y aurait nul besoin d’austérités, selon lesquelles, encore, on peut sans inconvénient continuer de se livrer à toutes sortes de spéculations. Ces théories sont l’invention de spiritualistes de pacotille qui s’efforcent d’élargir les rangs de leurs disciples. Dès qu’il est question de suivre certaines règles, certaines restrictions, les gens deviennent réticents. Aussi, ceux qui veulent des disciples et dont le seul but est de faire luire leurs gloires au nom de la spiritualité, ceux-là n’observent, ni ne font observer à leurs étudiants, aucun principe régulateur. Les Vedasréfutent de telles supercheries. La simplicité, quant à elle, doit être le principe non pas des membres d’un asrama particulier, mais bien de tous les hommes, qu’ils soient brahmacaris, grhasthas, vanaprasthas ou sannyasis. Tous doivent vivre dans la plus grande simplicité.

Ahimsa: la non-violence. La non-violence, c’est de n’interrompre l’évolution d’aucun être. Gardons-nous de croire que puisque l’étincelle spirituelle ne périt jamais, et survit au corps, il n’y a aucun mal à abattre les animaux pour la satisfaction des sens. Bien qu’amplement pourvu en céréales, fruits et lait, l’homme, aujourd’hui, s’adonne à la consommation de chair animale. Sachons qu’il n’est nul besoin d’abattre les animaux. Et personne ne fait exception à la vérité de cette règle. S’il n’était pas d’autre choix, on pourrait à la rigueur tuer un animal, mais il faudrait alors l’offrir en sacrifice. Cependant, l’homme désireux de progresser dans la réalisation spirituelle ne doit à aucun prix, quand abonde la nourriture, montrer violence aux animaux. L’ahimsa véritable consiste à ne pas freiner la progression d’un être, quel qu’il soit. Or, les animaux, en transmigrant d’une espèce à une autre, suivent une certaine évolution, progressent eux aussi. Un animal abattu voit son progrès freiné. En effet, il devra, avant de s’élever à l’espèce animale supérieure, revenir dans l’espèce qu’il a prématurément quittée pour y achever son dû de jours ou d’ans. On ne doit donc pas ralentir l’évolution des animaux pour la seule satisfaction de son palais. Telle est l’ahimsa.

Satya: la véracité. La véracité consiste à ne pas déformer la vérité à des fins personnelles. Certains passages des Ecrits védiques sont difficiles, et la connaissance de leur teneur, de leur but, doit être reçue d’un maître spirituel authentique. Telle est la juste voie pour comprendre les Vedas. Le mot sruti souligne que l’on doit écouter, recevoir la connaissance des lèvres d’une personne qui fait autorité en la matière. On ne doit pas interpréter les Ecritures afin de servir quelque motif personnel. Nombreux sont les commentaires de la Bhagavad-gita qui déforment le sens du texte originel. Mais chaque mot doit être offert avec sa véritable portée, et cela, répétons-le, par un acarya, un maître spirituel authentique.

Akrodha: l’absence de colère, ou la maîtrise de la colère. Il faut tolérer même les provocations, car une fois que la colère éclate, c’est le corps entier qui en reçoit la souillure. La colère est le fruit de la passion, de la concupiscence, et celui qui dépasse les trois gunas doit donc pouvoir s’en affranchir.

Apaisuna: l’aversion pour la critique. L’apaisuna consiste à ne pas rechercher les défauts des autres ou les corriger sans nécessité. Appeler « voleur » un voleur, cela on ne peut, bien entendu, le qualifier de critique; mais traiter de voleur un honnête homme constitue certes, pour celui qui progresse sur la voie de la vie spirituelle, une grave offense.

Hri: la modestie. On doit faire preuve de réserve et se garder d’accomplir des actes haïssables.

Acapala: la détermination. L’homme déterminé ne sera ni troublé ni découragé dans ses efforts, quels qu’en soient les résultats. Une tentative peut rencontrer l’échec; au lieu de s’en affliger, il faut poursuivre ses efforts avec patience et détermination.

Teja: la vigueur. Elle est le propre des ksatriyas. Les ksatriyas doivent toujours être dotés d’une grande force pour pouvoir protéger les faibles. Eux ne doivent pas prétendre à la non-violence: si la violence se montre nécessaire, il va de leur devoir d’en faire usage.

Sauca: la pureté. Elle ne doit pas se limiter au corps et au mental, mais couvrir aussi les rapports avec autrui. Elle regarde particulièrement les vaisyas, ou commerçants, qui sont tenus de ne jamais se livrer à des transactions clandestines.

Natimanita: l’absence de soif des honneurs. C’est là une qualité pour le sudra, membre du varna que le code védique classe le dernier. Le sudra, donc, ne doit pas s’enorgueillir vainement ou rechercher les honneurs, mais au contraire demeurer dans les justes normes de son statut social. Il va également de son devoir de montrer son respect aux membres des varnas supérieurs afin que soit maintenu l’ordre social.

Toutes ces qualités sont des qualités spirituelles, de nature divine. Chacun doit les développer, selon le varna et l’asrama auxquels il appartient. Ainsi, comprenons que, bien que la condition matérielle soit source de souffrance, ces qualités, développées par la pratique, peuvent graduellement élever l’homme, quel que soit son statut dans le varnasrama-dharma, au niveau le plus haut de la réalisation spirituelle.

Darwin, un plagiat ???

Darwin, un plagiat ???

Darwin, un plagiat ???

Exposé de Srila Prabhupada à Arlington Street Church le 3 mai 1969

Mesdames et messieurs, je vous remercie beaucoup de votre participation à notre mouvement de Sankirtnan, ou mouvement pour la conscience de Krishna.

Ce mouvement pour la conscience de Krishna est là pour réveiller les entités vivantes qui dorment. Dans la littérature védique, nous trouvons ce verset qui dit : uttisthata jagrata prapya varan nibodhata [ Katha Upanisad 1 / 3 14 ]

S’il vous plait, réveillez-vous et essayez de comprendre la chance que vous avez d’avoir obtenu une forme Humaine. Le chemin de la réalisation spirituelle est très difficile ; il est tranchant comme une lame de rasoir. C’est l’avis des transcendantalistes, des grands érudits en matière de savoir spirituel.

La voix védique, la voix trencendantale dit : Ô humanité, ô entités vivantes, vous dormez. S’il vous plait, réveillez-vous. Uttisthata, Uttisthata signifie : « S’il vous plait, levez-vous… » Tout comme un homme ou un garçon qui dorment, mais que les parents savent qu’ils doivent faire quelque chose d’important.  » Mon cher garçon, s’il te plait, lève toi. C’est le matin, tu dois parir. Tu dois alller à l’école et vous monsieur vous devez aller à votre devoir.

Tout comme des parents responsables, des mères, des pères, qui réveillent leur garçon indolent qui est en train de dormir. De la même façon, les Vedas sont considérés comme la mère de l’humanité. Alors, les Vedas pleurent, Uttisthata : S’il vous plait levez-vous, levez-vous.

Quel est la nature de cet endormissement ? Dormir, dans ce contexte, dormir veut dire l’oubli de notre véritable nature. N’importe qui, un homme ordinaire ou un homme riche, profondément endormi, il oublie qui il est. Parfois, il rêve. Bien que il dorme dans un bel appartement, dans un lit confortable, mais il rêve qu’il est jeté dans l’océan ou dans le feu, ou bien d’autres choses. Parfois, il rêve qu’il vole dans le ciel, etc..Nous avons tous cette expérience.

De la même façon, c’est notre état de conscience actuel : Un état de conscience matériel. A ce stade d’endormissement, nous dormons dans les ténèbres de l’ignorance. Nous ne savons pas. Nous ne savons pas quelle est notre identité. Nous ne savons pas d’où nous venons, pourquoi nous sommes ici, où nous devons aller.  Ils ne savent pas ce qui se passe à la fin de cette vie, au moment de la mort. Leur compréhension est très grossière, comme les animaux.

L’animal est debout, il mange de l’herbe. Bien qu’à un autre moment on viendra le chercher pour le conduire à l’abattoir, mais il n’a pas d’information sur cela. Il est très heureux à manger son herbe grasse. Et même si il est informé : Mon cher Mr X, vous êtes heureux à manger de l’herbe bien grasse mais dans une demi-heure, vous serez emmené à l’abattoir. C’est une nourriture très agéable pour lui. Ainsi, il pense qu’il se protège de la mort.

Cela s’appelle l’ignorance, ignorance, l’état de sommeil. Donc, les Vedas pleurent :uttistham jagrata prapya varan nibodhatam, ksurasya dhara nisita duratyaya [ Katha-Upanisad 1 / 3 14 ] :

« S’il vous plait, réveillez-vous et essayez de comprendre la chance que vous avez d’avoir obtenu une forme Humaine. Le chemin de la réalisation spirituelle est très difficile ; il est tranchant comme une lame de rasoir. C’est l’avis des transcendantalistes, des grands érudits en matière de savoir spirituel.

« Vous avez maintenat obtenu cette forme de vie, c’est une grande chance, ce n’est pas comme les animaux. S’il vous plait, ne perdez pas votre temps à dormir comme les animaux. L’occupation des animaux consiste à manger, dormir, s’accoupler et se défendre. Ne soyez pas comme eux. Cela est le verdict des Vedas. Vedais ca sarvair aham eva vedyo [ B.G / 15 / 15 ] »

« Je Me tiens dans le coeur de chaque être, et de Moi viennent le souvenir, le savoir et l’oubli. Le but de tous les Vedas est de Me connaître; en vérité, c’est Moi qui ai composé le Vedanta, et Je suis Celui qui connaît les Vedas. « 

Donc, la vie humaine comporte de grandes responsabilités pour l’âme qui l’acquiert. Cette forme humaine nous permet de nous préparer pour la vie prochaine. Une prochaine vie, nous en aurons toujours une, mais nous ne savons pas quel sorte de corps nous aurons. Nous devrions le savoir. C’est le devoir de l’être humain de savoir. Ne gâchez pas votre vie. Ne vivez pas comme les animaux, évoluez.. Par les lois de la nature, nous obtenons une autre forme de vie.

Nous avons évolué, certes, mais cette évolution n’est pas une théorie, mais une réalité. Mr Darwin disait que c’est une théorie, mais non. Ce système est très bien expliqué dans les Ecritures Vediques : asitims caturas caiva bhramadbhih jiva-jatisu [ Padma-Purana ]

« Nous atteignons cette forme humaine après avoir transmigré ( l’âme individuelle ) à travers 8, 400, 000 espèces de corps, par un processus graduel d’évolution. Cette vie humaine est spoliée par des fous, des vaniteux, qui ne prennent jamais refuge aux pieds pareil au lotus de Govinda.

« Ces mots sanskrit du Padma-Purana expliquent qu’une entité vivante ( une âme ) se déplace ou évolue, passant d’un niveau de vie inférieur à un niveau de vie supérieur, à travers 8,400,000 d’espèces : Il y a 900 000 espèces d’êtres vivants qui vivent dans l’eau. Il y 2,000,000 espèces de plantes, de végétaux. De la même manière, il ya 1,100, 000 espèces de micobes, d’insectes, de reptiles.

Puis les oiseaux, 1,000,000. Puis les bêtes, les bêtes à quatre pattes, il y en a 3 000 000. Puis, de la vie bestiale, l’âme prend une forme humaine qui recense 400 000 espèces. La forme humaine est la seule oportunité de se libérer de ce piège qu’est la vie matérielle.

Cette évolution est bien présente, réelle, tout comme nous évoluons dans le ventre de notre mère. Nous grandissons, nous assimillons de la nourriture qui nous ai donnée par l’ntermédiaire du placenta de notre mère. Tout est dans les Ecritures. Dans le Srimad-Bhagavatam, il est expliqué que après le rapport sexuel de la femme, il y a émulsification des deux types de sécrétion. La premirèe nuit, ce petit être a la taille d’une prune. Il a plusieurs trous qui correspondent aux yeux, aux oreilles, etc… Puis il grandit, grandit. Ainsi, le corps se développe en sept mois.

Devant ces révélations, nous pouvons penser que Darwin et son équipe ont plagié ces Ecrits. C’est une chose évidente. Toute connaissance émane des Vedas. L’idée d’évolution était là, mais pas au niveau du corps, ce qui est impossible, mais au niveau de l’âme, de la conscience.

Comment et pourquoi développer notre amour pour Dieu, Krishna ???

Comment et pourquoi développer notre amour pour Dieu, Krishna ???

Ramananda Raya répond à cette question au Seigneur Caitanya.

Srila Prabhupada s »adresse à ses disciples:

Pradyumna :

« Le principe de base de notre  condition  naturelle est que nous avons une propension générale à aimer quelqu’un. Personne ne peut vivre sans aimer quelqu’un d’autre. Cette propension est présente dans chaque être vivant. Même un animal comme un tigre a cette propension à aimer, au moins à l’état de sommeil, et elle est certainement présente chez les êtres humains, mais le point manquant est l’endroit où diriger notre amour pour que chacun puisse devenir heureux.
« À l’heure actuelle, la société humaine enseigne à aimer son pays, sa famille ou son moi personnel, mais personne ne dit où diriger la propension à aimer pour que tout le monde puisse devenir heureux. Ce point manquant est Kṛiṣhṇa, et Le Nectar de La dévotion nous enseigne comment stimuler notre amour originel pour Kṛiṣhṇa et comment nous situer dans cette position où nous pouvons jouir de notre vie bienheureuse.

Au stade primaire, un enfant aime ses parents, puis ses frères et sœurs et, au fur et à mesure qu’il grandit, il commence à aimer sa famille, sa société, sa communauté, son pays, sa nation ou même toute la société humaine. la propension n’est pas satisfaite même en aimant toute la société humaine. Cette propension à aimer reste imparfaitement remplie jusqu’à ce que nous sachions qui est le Bien-aimé suprême. Notre amour ne peut être pleinement satisfait que s’il est dirigé vers Krishna ???

Srila Prabhupāda:

Hmm. Il y a un bel exemple à cet égard. Dans l’étang, réservoir d’eau, si vous laissez tomber une pierre, cela produit un cercle. Le cercle s’agrandit, s’agrandit, s’agrandissant … À moins que le cercle n’atteigne la côte, il augmente. De même, notre propension à aimer augmente. Au stade primaire, un enfant, quoi qu’il ait, il le met dans la bouche. Anna-Brahman. Puis, au fur et à mesure que l’enfant grandit, il le distribue parfois à son autre frère ou à ses parents; l’amour augmente,  puis sur la famille, puis sur la communauté, sur la société, sur la nation, sur l’humanité.
Donc, cette augmentation de notre propension à aimer ne sera satisfaite que si elle atteint la personnalité suprême de Dieu. C’est cela le mouvement pour la conscience Kṛiṣhṇa. Nous aimons. La propension amoureuse est là. Même si nous n’avons pas de famille, nous gardons parfois des animaux de compagnie, des chats et des chiens pour les aimer. Donc nous sommes, par nature, des amoureux de quelqu’un d’autre. Alors ce quelqu’un d’autre est Kṛiṣhṇa. En fait, nous voulons aimer Kṛiṣhṇa, mais sans information sur Kṛiṣhṇa, sans conscience de Kṛiṣhṇa, notre propension à aimer est limitée, dans un certain cercle. Par conséquent, nous ne sommes pas satisfaits. Nitya-siddha kṛiṣhṇa-bhakti [Cc. Madhya 22.107]. Cette histoire d’amour, cette propension à aimer, existe éternellement, à aimer Kṛiṣhṇa. Tout comme Dhruva Mahārāja, quand il a rencontré la personnalité suprême de Dieu, il est devenu pleinement satisfait. Svāmin kṛtārtho ‘smi varaṁ na yāce [Cc. Madhya 22.42].

Dans le monde matériel, si nous aimons quelqu’un, nous attendons  quelque chose en retour.  Ce n’est pas l’amour, c’est du bussness. L’amour pur est différent. L’amour pur, tel qu’il est décrit par le seigneur Chaitanya dans le Siksastakam,  dans son humeur de Rādhārāṇī envers Kṛiṣhṇa : āśliṣya vā pāda-ratāṁ pinaṣṭu mā mama-hatāṁ karotu vā [Śikṣāṣṭaka 8]. C’est Rādhārāṇī qui dit à Krishna: «Que tu m’ embrasses ou me piétine, me néglige ou me brise le coeur par ton absence,  cela n’a aucune importance. Tu seras toujours mon unique objet d’amour que j’adore sans condition.  » Mat-prāṇa-nāthas tu sa eva nāparaḥ. C’est du vrai amour. Et cet amour existe dans le cœur de chacun. Nitya-siddha kṛiṣhṇa-bhakti. Par ce processus de dévotion, nous pouvons réveillé notre amour latent pour Krishna, qui someille au plus profond de chacun de nous : âdau śraddhā tataḥ sâdhu-saṅgaḥ [Bhakti-rasāmṛta-sindhu 1.4.15], … Sādhakānām ayaṁ premṇaḥ prādurbhāve bhavet kramaḥ [Cc. Madhya 23.14-15].

Il y a des étapes,  l’une après l’autre. Si nous pratiquons … Sādhu-saṅge, sato vṛitteḥ ṣaḍbhir bhaktiḥ prasidhyati [Upadeśāmṛta 3]. Śrīla Rūpa Gosvāmī dit que le puissant amour pour Kṛiṣhṇa peut être rétabli, invoqué à nouveau, par la méthode prescrite. Sādhu-saṅge sato vṛitteḥ ṣaḍbhir bhaktiḥ prasidhyati. Utsāhān dhairyāt niścayāt. Quand tu as un peu le goût de l’amour de Kṛiṣhṇa … Tout comme nous sommes assis ici. Nous avons peu de goût pour aimer Kṛiṣhṇa. Sinon, pourquoi devrions-nous perdre notre temps de cette façon? Ceci s’appelle śraddhā, la foi. Donc, cette śraddhā est également développée par l’association avec les sâdhus, les dévots.
Ensuite, si nous devenons peu enthousiastes … Tout comme vous êtes devenus utsāhā. Vous avez quitté votre pays, tous, et vous allez partout, vous venez avec moi, pas pour un profit matériel, mais pour augmenter votre conscience de Krishna. Ceci s’appelle utsāhā, enthousiasme. Tout notre mouvement pour la  conscience Kṛiṣhṇa dépend de cet enthousiasme. Tout comme je suis venu dans votre pays. À l’âge de soixante-dix ans, personne ne sort de la maison. Mais il y avait de l’enthousiasme: « Oui, je dois y aller. » Et parce que j’y suis allé, il y a eu un résultat. Alors, faîtes de même.

De même, l’enthousiasme est le principe de base, ādau. utsāhān dhairyāt. Vous devez être patient : « je travaille si dur pour Kṛiṣhṇa, mais je ne reçois aucune motivation » Non, ne soyez pas impatient. Kṛiṣhṇa vous donnera une chance. Il donne toujours sa chance, imperceptiblement. Mais nous ne savons  pas apprécier à sa juste valeur.  Kṛiṣhṇa voit nos efforts. Dans la mesure de nos possibilités, selon nos forces, Krishna nous rend responsable. Mais nous devons être patient … Rassurez-vous, lorsque nous serons  à l’abri des pieds de lotus de Kṛiṣhṇa, sans aucune réserve, Kṛiṣhṇa sera ravi. Cela prendra peut-être du temps. Ceci s’appelle niścayād, certitude, assurance.
utsāhān dhairyāt niścayād tat-tat-karma-pravartanāt. Vous devez exécuter les tâches habituelles prescrites. Tat-tat-karma-pravartanāt. Vous ne pouvez pas aller à l’encontre des principes du service de dévotion. Avec patience, vous devez exécuter. Tat-tat-pravartanāt. Sato vṛtteḥ. Sato vṛtteḥ signifie que les échanges avec Krishna doivent être très honnêtes. Pas de duplicité, très franc, simple. Sato vṛtteḥ, sādhu-saṅge et avec l’association des dévots. Aḍbhir bhaktir praṇasya …, euh, prasidhyati. De cette façon, notre propension à aimer Kṛiṣhṇa augmentera.

Atyāhāra, manger ou amasser  plus que les nécessités de chaque jour. C’est atyāhāraĀhāra signifie manger et amasser, ahāra. Nous ne devrions donc pas collecter plus que ce dont nous avons besoin. Kṛiṣhṇa va donner, nous donner. De même, nous ne devrions pas manger plus que ce dont nous avons besoin pour maintenir le corps et l’esprit ensemble. Atyāhāra priāsaḥ, priāsaā. Nous ne devrions pas nous forcer à faire des choses qui demandent trop d’anxiété. Cela s’appelle priāsaḥ, atyāhāra priāsaḥ. Automatiquement, par la grâce de Kṛiṣhṇa, tous nos besoins viendront. atyāhāraḥ prayāsaś ca prajalpaḥ, parler inutilement, c’est un non-sens. Tout comme les gens perdent leur temps à parler trois heures sur une situation politique.  Ils ont assez de temps pour discuter de journaux, de conférences, etc…Mais quand ils sont invités à nos classes, ils ne trouvent pas de temps.

Nous ne devrions donc pas perdre notre temps, pas un seul instant. Le temps est très précieux. Dans votre pays, on dit: « le temps, c’est de l’argent ». Donc, soit vous gagnez de l’argent, c’est artha ou paramartha, soit vous servez  Krishna. L’argent est nécessaire dans le monde matériel mais dans le monde spirituel, le paramartha est spirituel. Il n’y a pas ce genre de transaction. D’une manière ou d’une autre, même les matérialistes, ils ne perdent pas leur temps. Nous sommes donc engagés dans  la réalisation spirituelle. Comment pouvons-nous perdre notre temps? Le temps est très précieux. Donc, nous ne devrions pas perdre de temps.

Entretien entre Ramananda Raya et le Seigneur Caitanya :

L’auteur du Caitanya-caritamrita décrit Caitanya Mahaprabhou comme l’océan du savoir spirituel, et Sri Ramananda Raya, comme le nuage né de cet océan. Ramananda était en effet un grand érudit en ce qui a trait au service dévotionnel. Par la grâce du Seigneur Caitanya, il avait absorbé toutes les conclusions transcendantales, à l’instar du nuage qui tire son existence de l’océan. Et tout comme le nuage formé par l’évaporation de l’océan répand son eau de par le monde pour ensuite retourner à l’océan, Ramananda Raya avait accédé, par la grâce du Seigneur, à une connaissance supérieure du service de dévotion, et était allé retrouver Caitanya à Puri après s’être retiré de ses fonctions.

Au moment de visiter le sud de l’Inde, Caitanya Se rendit d’abord au grand temple de Jiyara-nrishingha-kshetra, situé au sommet d’une colline en un lieu du nom de Singhachalam, à huit kilomètres de la gare de Vishakha-pattane. On compte plusieurs temples dans la région, mais celui de Jiyara-nrishingha-kshetra est certes le plus grand, et l’un des plus riches grâce à sa popularité. Admirablement sculpté, il présente d’ailleurs encore un intérêt particulier pour nombre d’étudiants en art. Une inscription y révèle que le roi de Vijaya-nagar le fit jadis garnir d’or, et qu’il en recouvrit même la Déité. Pour mieux accommoder les visiteurs, le temple met des appartements gratuits à leur disposition, et l’administration en est assurée par des prêtres de l’ordre de Ramanujasarya. Lorsqu’Il visita ce temple, Sri Caitanya glorifia la Déité en citant un verset du Srimad-Bhagavatam :  » Bien que Nrishimha soit très féroce envers les démons et les non-dévots, Il Se montre très bienveillant envers Ses dévots soumis, comme Prahlad.  » (S.B., 7.9.1) Nrishimha est apparu comme un avatar de Krishna lorsque Prahlad, enfant dévot du Seigneur, était harcelé par Hiranyakasipu, son père. Tout comme le lion se montre très féroce envers les autres animaux mais très bienveillant et docile à l’égard de ses petits, le Seigneur Nrishimha, bien que redoutable pour Hiranyakasipu, était plein de douceur pour Son dévot Prahlad.

Après avoir visité le temple de Jiyara-nrishimha, le Seigneur voyagea encore plus au sud, jusqu’à atteindre les rives de la Godavari. Là, Il Se souvint de la Yamuna qui coule à Vrindavana, si bien que, transporté d’extase, Il confondit les arbres qui bordaient la rivière avec la forêt de Vrindavana. Après S’être baigné, le Seigneur S’assit légèrement en retrait de la rive et Se mit à chanter le mantra : Hare Krishna, Hare Krishna, Krishna Krishna, Hare Hare / Hare Rama, Hare Rama, Rama Rama, Hare Hare. C’est alors qu’Il vit arriver le gouverneur de la province, Sri Ramananda Raya, accompagné de son entourage, de nombreux brahmanas et de musiciens. Le Seigneur S’était enquis de Ramananda auprès de Sarvabhauma Bhattasharya, qui L’avait prié de rendre visite à ce grand dévot à Kabour. Conscient de ce que l’homme qui s’approchait n’était autre que Ramananda, le Seigneur souhaita le rencontrer sur-le-champ. Mais comme Il appartenait à l’ordre du renoncement, Il Se retint d’aller vers lui, qui était un politicien. Grand dévot qu’il était, Ramananda fut cependant fasciné par le Seigneur Caitanya, apparu sous les traits d’un sannyasi; aussi alla-t-il lui-même au-devant du Seigneur. Une fois auprès de Caitanya, Ramananda Lui offrit hommages et respects, tombant face contre terre. Le Seigneur l’accueillit en récitant le mantra : Hare Krishna, Hare Krishna, Krishna Krishna, Hare Hare / Hare Rama, Hare Rama, Rama Rama, Hare Hare. Quand Ramananda déclina son identité, Caitanya l’étreignit, et tous deux furent transportés d’extase. Les brahmanas qui accompagnaient Ramananda furent pour le moins étonnés de cette manifestation d’extase spontanée. Fermes tenants des rites, ils ne pouvaient saisir la signification de tels symptômes dévotionnels. Pour tout dire, ils furent frappés de stupeur de voir un noble sannyasi toucher un sudra, et Ramananda Raya, l’illustre gouverneur – pour ne pas dire le roi – de cette province, pleurer au seul contact d’un renonçant. Percevant les pensées des brahmanas, le Seigneur Caitanya réfréna Ses émotions pour ne pas les troubler davantage.

C’est alors que Caitanya et Ramananda s’assirent côte à côte.  » Sarvabhauma Battacarya grandement loué tes qualités, aussi suis-Je venu te voir « , dit le Seigneur à Ramananda.  » Sarvabhauma me considère comme un de ses disciples, répondit Ramananda; c’est pourquoi il T’a conseillé de venir me voir.  » Ramananda appréciait grandement le fait que le Seigneur l’ait touché, lui, un homme du monde. Rois, gouverneurs et politiciens sont sans cesse accaparés par des questions politiques et financières; aussi les sannyasis les évitent-ils. Sachant toutefois que Ramananda était un grand dévot, le Seigneur Caitanya n’hésita ni à le toucher ni à l’étreindre. Étonné par la conduite de Caitanya, Ramananda cita un verset du Srimad-Bhagavatam :  » De grands sages et nobles personnages se rendent chez des hommes du monde seulement pour leur témoigner leur miséricorde.  » (S.B., 10.8.4)

Le traitement de faveur du Seigneur Caitanya à l’égard de Ramananda indique que, bien que ce dernier fût issu d’une famille de non-brahmanas, il avait atteint un très haut niveau de savoir et d’activité sur le plan spirituel. Aussi était-il plus vénérable qu’une personne simplement née d’une famille de brahmanas. Même si, par humilité, Ramananda se considérait comme issu d’une famille de sudras, de rang inférieur, Caitanya l’estimait parvenu au plus haut degré de dévotion spirituelle. Les dévots ne proclament jamais leur grandeur, mais le Seigneur Se montre très empressé de répandre les gloires de Ses dévots. Après cette première rencontre matinale sur les rives de la Godavari, Ramananda et Caitanya se séparèrent tout en convenant que le premier rejoindrait le second le soir venu.

Ce soir-là, lorsque le Seigneur eut fait Ses ablutions et Se fut assis, Il vit Ramananda Raya s’approcher en compagnie d’un serviteur. Après Lui avoir présenté ses respects, Ramananda s’assit lui-même auprès du Seigneur. Avant même que Son visiteur n’ait pu Lui poser la moindre question sur la poursuite du savoir spirituel, le Seigneur dit :  » Cite-Moi quelques versets des Écritures traitant du but ultime de la vie humaine.  »

Sri Ramananda répondit aussitôt :  » La personne qui exécute sincèrement son devoir d’état développera graduellement sa conscience de Dieu.  » Il cita dans ce contexte un passage du Visnu Pourana (3.8.9) selon lequel on adore le Seigneur Suprême en adhérant aux principes de son devoir d’état, et qu’il n’y a pas d’autre façon de Le satisfaire. Comprenons ici que la vie humaine a pour but de comprendre sa relation avec le Seigneur Suprême et d’agir conformément à cet entendement. Tout être humain peut se vouer au service du Seigneur en accomplissant ses devoirs prescrits ou en s’acquittant de ses obligations professionnelles. À cette fin, la société humaine peut être divisée en quatre groupes : les intellectuels (les brahmanas), les administrateurs (ksatriyas), la classe marchande (vaisyas) et la classe ouvrière (sudras). Sont prescrits pour chacune d’elles des règles et principes, ainsi que différents devoirs d’état. Les devoirs prescrits des quatre groupes sociaux sont fort bien décrits dans la Bhagavad-Gita (18.42 44), et toute société civilisée et organisée a intérêt à les respecter. Parallèlement, afin de favoriser l’évolution spirituelle, il convient en outre de respecter les quatre ashrams, à savoir la vie étudiante (brahmacarya), la vie de famille (grihastha), la retraite (vanaprastha) et le renoncement (sannyasa).

Ramananda Raya déclara alors que ceux qui adhèrent rigoureusement aux règles et principes propres à ces huit divisions sociales s’élèvent au plus haut niveau et satisfont effectivement le Seigneur Suprême, alors que ceux qui les ignorent gâchent leur vie humaine et glissent vers l’enfer. On peut de fait paisiblement atteindre le but de la vie humaine en observant les règles et principes propres à son état. Le caractère d’une personne se développe en effet par l’adhésion aux principes dictés par sa naissance, ses relations et son éducation. Car, les divisions sociales sont conçues de telle sorte que tout être humain, quelle que soit sa condition, puisse régler son existence de manière à vivre paisiblement en société tout en assurant son évolution spirituelle.

Les classes sociales peuvent être plus précisément définies comme suit : 1) ceux et celles qui cherchent à comprendre le Seigneur Suprême, Dieu, et qui, à cette fin, se consacrent à l’étude des Vedas et d’autres écrits semblables sont appelés des brahmanas; 2) ceux et celles qui ont choisi de faire emploi de la force ou d’exercer des fonctions gouvernementales sont des ksatriyas; 3) les agriculteurs, les éleveurs, les commerçants et les gens d’affaires sont des vaisyas; 4) ceux et celles qui ne sont spécialisés dans aucun domaine et qui se contentent de servir les trois autres classes sont des sudras. Cela dit, quiconque s’acquitte loyalement de ses devoirs prescrits est assuré d’évoluer vers la perfection. Ainsi une vie réglée est-elle gage de perfection pour tous, perfection qui culmine dans le service de dévotion au Seigneur. Sinon, l’existence n’est que pure perte de temps.

Après avoir entendu Ramananda Raya exposer la valeur d’une vie réglée, le Seigneur Caitanya lui fit remarquer qu’il ne s’agissait là que de considérations externes. Ce faisant, Il invitait indirectement Ramananda à énoncer quelque principe d’ordre supérieur, car l’exécution formelle des rites et des principes religieux s’avère inutile si elle ne culmine pas dans la perfection dévotionnelle. Le Seigneur Visnu ne peut en effet être comblé par la seule adhésion rituelle aux préceptes védiques; Il n’est satisfait que lorsqu’on adopte le service de dévotion.

Selon le verset cité par Ramananda Raya, on peut s’élever jusqu’à la dévotion par l’accomplissement des seuls rites propres aux divisions de la société. Dans la Bhagavad-Gita, Sri Krishna – venu en personne délivrer les gens de toute classe – déclare Lui-même que l’humain peut atteindre la plus haute perfection de l’existence en adorant le Seigneur Suprême, dont tout émane, par l’accomplissement de son devoir d’état :  » La personne qui s’acquitte de son devoir d’état atteint la plus haute perfection.  » (B.G., 18.45-46) Cette voie a d’ailleurs été adoptée par de grands dévots, dont Bodhayana, Tanka, Dramida, Guhadev, Kapardi et Bharuchi. Toutes ces grandes âmes ont emprunté cette voie particulière vers la perfection, que visent également les enseignements védiques. Ramananda Raya désirait exposer ces faits au Seigneur, mais il semble ici que l’exécution des devoirs rituels ne représente pas la perfection ultime. Par conséquent, le Seigneur Caitanya la qualifie d’externe « . Il veut ainsi souligner que l’humain habité par une conception matérielle de l’existence ne peut atteindre la plus haute perfection, et ce, même en répondant à toutes les règles prescrites.

A SUIVRE…//…

La mission de Jésus contre-versée.

La mission de Jésus contre-versée.

La mission de Jésus contre-versée.

Nous pouvons lire tellement d’aberrations au sujet de Jésus. Il serait venu nous dit-on pour enlever le péché originel du coeur de tous les hommes, ainsi que leurs péchés passés, présents et futurs. Ces chrétiens partent du principe  que de toute manière, nous sommes tous pécheurs et Jésus, dans sa grande bonté, sous l’exhortation de Dieu, son père, est venu se faire massacrer pour absoudre de leurs péchés ces hommes du Kali-Yuga, plus près de la bête que de l’être humain. C’est d’une absurdité sans commune mesure. Non contents de cela, ils pratiquent le cannibalisme symbolique sous la forme de l’eucharistie qui consiste à déguster le corps et boire le sang de Jésus. Alors que Jésus a bien précisé :  » Tu ne tueras point… » Eux, ont comme prétexte que Jésus ne parlait uniquement que de leur prochain. Mais, tous les êtres vivants sont notre prochain. Krishna précise dans la Bhagavad-Gita :sarva-yonisu kaunteya, murtayah sambhavanti yah ….. » Comprends cela ô fils de kunti, que toutes espèces de vie procèdent du sein de la nature matérielle et que J’en suis le père, qui donne la semence. » ( B.G / XIV / 4 )Jésus se serait-il contredit  ??? »

À plusieurs reprises, Jésus dénonce les pratiques sacrificielles au cours desquelles des animaux sont immolés. Reprenant à son compte l’antique parole d’Osée (Osée 6, 6), il affirme : « C’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice » (Matthieu 9, 13 et 12, 7). Le prophète Amos (5, 22-24) avait lui aussi récusé ces pratiques : « Quand vous m’offrez des holocaustes, vos oblations je ne les agrée pas, le sacrifice de vos bêtes grasses, je ne le regarde pas. (…) Mais que le droit coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent qui ne tarit pas. » Cependant, la parole de Jésus n’a pas été écoutée par les marchands du Temple qui avaient investi l’esplanade. » Alors, les chrétiens, que font-ils de cette attitude de Jésus ??? Rien, ils l’outre-passent comme toutes les autres, allègrement et vont jusqu’à prétendre que Jésus aidait les juifs à immoler les animaux pour après, se repaître de leur chair.

Selon la Bible, nous aurions participé au festin défendu. Ces pauvres chrétiens sont incapables de comprendre que Adam et Eve, la pomme, le serpent, sont des allégories. L’âme, dans un passé lointain, a voulu devenir maître, a voulu devenir l’égal de Dieu. Alors, Dieu, suivant notre désir, nous a placé dans ce monde afin d’expérimenter la position de maître. Dans ce monde, tous les êtres vivants, les âmes, dans un corps ou un autre, veulent être le maître , ils veulent dominer la nature matérielle, mais c’est impossible car Dieu nous a fait Ses serviteurs. Nous ne pouvons pas aller contre notre nature intrinsèque. Mais Dieu est très bon, Il nous envoie Ses Serviteurs accomplis comme Jésus, Muhamed, Srila Prabhupada, etc…pour nous rappeler notre position constitutionnelle de serviteur. Il nous promets dans la Bhagavad-Gita ( VII / 14 ) : daivi hy esa gunamayi, mama maya duratyaya …. » L’Energie que constitue les trois gunas, cette énergie, la Mienne, on ne peut sans mal la dépasser. Mais qui s’abandonne à Moi, en franchit facilement les limites. »

Ce monde, cette énergie matérielle, énergie inférieure de Krishna est comparée à une cité, où il est très difficile d’y entrer, mais il est aussi très difficle d’en sortir. Elle est illusoire mais bien réelle. elle est l’opposée du monde spirituel. La cité est bien gardée par Maya ou Durga. Elle nous garde sous son emprise tant que n’avons pas le désir de retrouver notre position de serviteur de Dieu, de notre père commun.Un homme, digne de ce nom ne tue ni ne fait souffrir un être vivant pour maintenir sa vie. Il en est de même pour ces pauvres animaux sans défence que l’on martyrisent en laboratoire pour soi-disant sauver des vie humaines, d’ailleurs, ça ne sauve personne, car chacun doit assumer son karma et ensuite, aux yeux de Dieu, ces pourfendeurs professionnels ne valent pas mieux que ces bêtes qu’ils torturent.

Certains disent que Jésus est Dieu, qu’il va revenir sur terre sous la forme d’un grand roi. Qu’il va châtier tous ceux qui ne croent pas en lieu, ou qu’il va venir avec un immense vaisseau spacial pour conduire les hommes qui ont cru en lui, dans un lieu complèment indéfini, surréaliste. Il va sauver tous ceux qui ont cru en lui. Ils ne savent pas, ces auto-proclamés spiritualistes, que croire, c’est suivre les commandements d’un représentant de Dieu. Comment une poignée de bandits pourraient mettre Dieu sur un croix ??? C’est de la folie de penser ainsi. Ces chrétiens schizophrènes ne savent pas distinguer entre une forme matérielle et une forme spirituelle, un acte matériel et un acte spirituel, une pensée matérielle et une pensée spirituelle, etc…

Alors, partant de ces principes, ces chrétiens de malheur s’en donnent à coeur joie, toutes sectes confondues, à bafouer les principes moraux  les plus élémentaires. Actuellement, ils reviennent sous le couvert de partis démocratiques et haranguent la foule de s’affilier à leurs formations pour un renouveau chrétien dans notre pays. Ils n’ont pas quitté leur mentalité hégémonique, prétextant qu’ils agissent pour le bien de l’humanité. Comment pourraient-ils agir pour le bien de l’humanité ? Ils n’ont aucune connaissance du comportement d’un être humain digne de ce nom. Ce ne sont que des matérialistes assoiffés de pouvoirs : argent, pouvoir politique, pouvoir sur les consciences et sexe, même avec les enfants.

La chrétienté est une formation romaine hégémonique, impérialiste, opportuniste.

Définissons le comportement, les activités d’un être humain digne de ce nom :

Selon les Védas ( Srimad Bhagavatam / 8-12 /11 / ), voilà les trente qualités que doivent s’auréoler les hommes dignes de ce nom : »Voici les principes généraux que doivent observer tous les êtres humains : la véracité, la compassion, l’austérité [jeûner certains jours du mois], prendre un bain deux fois par jour, la tolérance, la discrimination entre le  bien mal, la maîtrise du mental, la maîtrise des sens, la non-violence, la continence, la charité, la lecture des textes sacrés, la simplicité, le contentement servir les personnes saintes, abandonner peu à peu les activités inutiles, prendre conscience de la futilité des activités vaines auxquelles se consacre la  société, rester grave, silencieux, et éviter tous propos inutiles, s’interroger sur son identité véritable pour savoir si l’on est l’âme ou le corps, distribuer équitablement la nourriture à tous les êtres [aux hommes comme aux bêtes], considérer chaque âme [particulièrement sous la forme humaine] comme une partie intégrante du Seigneur Suprême, écouter les enseignements et le récit des  Activités de Dieu, la Personne Souveraine [qui est le refuge des saints hommes], chanter les gloires de Ses Activités et de Ses Enseignements, toujours se rappeler Ses Activités et Ses Enseignements, s’efforcer de servir le Seigneur, L’adorer, Lui offrir son hommage, devenir Son serviteur, se faire Son ami, s’abandonner tout entier à Lui. Ô roi Yudhisthira, ces trente qualités doivent  être acquises par celui qui a revêtu une forme humaine. En effet, il suffit d’acquérir ces qualités pour satisfaire le Seigneur Suprême, Dieu.

Il est vraisemblable que Jésus ait vécu en Inde. Srila Prabhupada, une personne au-delà de tout soupçon dit :  » Il existe un livre intitulé Aquarian Gospel dans lequel il est écrit que le Seigneur Jésus-Christ aurait vécu au temple de Jagannatha, en Orissa, en Inde, au Bengale de l’Ouest.. Sans être le dévot du Seigneur Jagannatha, comment aurait-il pu vivre dans Son temple. Il était nécessaire que les autorités du temple accepte sa présence en tant que dévot. Aucun étranger, de confession différente n’a le droit d’entrer dans ce temple, quoi dire d’y vivre…

Cette connaissance de Dieu, de Krishna, en tant que père de tous les êtres vivants, est stipulée dans la Bhagavad-Gita où le Seigneur Krishna dit : sarva-yonisu kaunteya murtayah sambhavanti yah tasam brahma mahad yonir aham bija-pradah pita ( Bhagavad-Gita XIV/ 4 ) »Comprend cela, ô fils de Kunti, que toutes les espèces de vie procèdent du sein de la nature matérielle, et que J’en suis le père qui donne la semence. » Devant cette déclaration du Seigneur, nous pouvons affirmer que Jésus connaissait les conclusions de la Bhagavad-Gita, ce qui déplaisait fortement aux juifs. Le » mouvement Massorti » déclare : • La conception juive du monothéisme, rend impossible la croyance en un fils de Dieu, quel qu’il soit. Il y a des créatures mais point de fils, même si les juifs s’adressaient à Dieu en l’appelant souvent « Aba » (père) ce qui est courant dans la liturgie juive. En cela, la façon de faire de Jésus est totalement kasher. Lorsque le sahédrin demande à Jésus :  » Alors le grand prêtre lui dit : « Jure-​nous devant le Dieu vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieui ! »64  Jésus lui répondit : « Tu l’as dit toi-​même. Mais je vous dis qu’à partir de maintenant vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite du Puissant. ( Mathieu 26 ). Dans cette affirmation de Jésus, le sanhédrin y voyait une grande offense puisque les juifs n’acceptent pas Dieu en tant que père de tous les êtres vivants. Il va sans dire que Jésus n’a pas été éduqué dans les écoles juives. Ou, si il l’a été, il a renié la religion juive après avoir été initié en Inde, à Jagannata-Puri, au Bengale.

Si nous nous penchons sur la naissance de Jésus, nous trouvons des similitudes avec la naissance de Krishna. Cela nous permet de penser que Jésus avait connaissance du Srimad-Bhagavatam écrit par Vyasadeva voilà 5000 années. C’est évident, les romains ont plagié ce savoir pour monter une imposture de toute pièce dans leur objectif hégémonique. Il n’avaient pas avalé leur défaite dans notre pays. Ils sont revenus en robe de bure, innocents dans leur apparence, mais combien farouches dans leur coeur. Sachons qu’ils ont manigancé un pacte d’alliance avec les talmudistes. Ils ont défini le début de leur  » civilisation  » après le départ de Jésus, comme étant l’an I de notre ère satanique.

La vie de famille idéale…

La vie de famille idéale…

La vie de famille idéale…

La famille est loin d’être un fleuve tranquille.

Maharaja Yudhisthira demanda [ à Nirada Muni]:

« O mon maitre, ô illustre sage, veuille expliquer comment nous, qui vivons au foyer sans connaître le but de l’existence, pouvons aussi accéder facilement à  la libération, en accord avec les enseignements des Vedas. »

Sa Divine grâce Srila Prabhupada enseigne :

Dans les chapitres qui précèdent, le grand sage Narada a expliqué comment doivent agir le brahmacari, le vanaprastha et le sannyasi. S’il a d’abord parlé de ces trois asramas, ou étapes de la vie, c’est parce qu’ils revêtent une importance extrême quant à l’accomplissement du but de l’existence. Il faut noter que dans le brahmacari-asrama, le vanaprastha-asrama et le sannyasa-asrama, il n’y a pas de place pour les rapports charnels, tandis que la vie sexuelle est permise aux grihasthas suivant certaines régles. C’est pourquoi Narada Muni a d’abord traité du brahmacarya, du vanaprastha et du sannyasa, car il désirait insister sur le fait que la vie sexuelle n’est pas du tout nécessaire, même si quelqu’un qui ne peut absolument pas s’en passer a la possibilité d’adopter la vie de grihastha, la vie de famille, que réglent également les sastras et le guru. Yudhisthira Maharaja comprenait bien tout ceci.
Par suite, en tant que grihastha, il se présenta comme un griha-mudha-dhih quelqu’un ignorant complétement le but de l’existence. Celui qui demeure chef de famille ne peut en effet qu’ignorer le but de l’existence; son intelligence n’est pas trés développée. Aussitôt que possible, il faut renoncer au  prétendu confort du foyer et se préparer a faire des austérités (tapasya). Tapo divyam putraka. Selon les instructions données par Risabhadeva à Ses fils, nous ne devons pas chercher à nous créer un confort illusoire, mais plutôt nous préparer à mener une vie d’ascése. Voila comment un être humain doit vivre pour atteindre le but ultime de l’existence.

Narada Muni répondit :

« Cher roi, les chefs de famille vivant au foyer doivent agir de manière à gagner leur subsistance, et plutôt que de chercher à jouir des fruits de leur travail, ils devraient offrir ces fruits à Krishna, Vasudeva. Or, c’est en fréquentant les grands dévots du Seigneur que l’on peut comprendre parfaitement comment satisfaire Vasudeva dans cette vie. »

Sa Divine grâce Srila Prabhupada explique :

La vie de grihastha doit être caractérisée par le dévouement à Dieu la personne Suprême. La Bhagavad-Gita enseigne :
« Il est le sannyasi, le vrai yogi, celui qui s’acquitte de ses devoirs sans attachement aucun, aux fruits de ses actes, et non celui qui n’allume pas de feu, qui se retranche de l’action. » Que l’on soit brahmacari, grihasthavanaprasthasannyasi, on ne doit agir que pour la satisfaction du Seigneur Suprême, Vasudeva, ou Krishna, le fils de Vasudeva. Telle doit être la règle maîtresse de notre vie à tous. Narada Muni à déjà exposé les principes régissant la vie du brahmacari, du vanaprastha et du sannyasi, et il explique maintenant comment doit vivre le grihastha le principe de base étant de satisfaire Dieu, la Personne Souveraine.

Ce verset nous indique comment apprendre la science permettant de satisfaire le Seigneur Suprême: saksad upasita maha-munin. Les mots maha-munin désignent les grands saints, ou bhaktas. Les saints hommes sont généralement appelés munis, ou philosophes réfléchis, absorbés par les questions spirituelles, et les maha-munins sont ceux qui ont non seulement étudié de façon approfondie la question du but de l’existence, mais aussi qui s’emploient véritablement à satisfaire Dieu, la Personne Souveraine Vasudeva. Ceux-là portent le nom de bhaktas. A moins de fréquenter des bhaktas, on ne peut apprendre la science du vasudeva Krishna, l’art de consacrer sa vie à Vasudeva, Krishna, le Seigneur Suprême.

En Inde, on observait rigoureusement les principes de cette science. Il y a, à peine cinquante ans encore, j’ai pu voir la population des villages du Bengale  et de la banlieue de Calcutta écouter quotidlennement le Srimad-Bhagavatam dès leur journée de travail achevée, ou du moins le soir, avant de se coucher. Tout le monde écoutait le Bhagavatam. Des exposés de Bhagavata se tenaient dans chaque village, si bien que les habitants avaient la possibilité d’écouter le message du Srimad-Bhagavatam, qui explique tout ce qui concerne le but de l’existence, à savoir la libération, ou le salut. Les versets qui suivent expliqueront ceci plus en détail.

Le grihastha doit constamment rechercher la compagnie des saints hommes et, avec grand respect, écouter le nectar des exploits du Seigneur Suprême et des divers avataras, tels que les décrivent le .Srimad-Bhagavatam et d’autres Puranas. Il doit ainsi se détacher peu à peu de l’affection qu’il porte à sa femme et à ses enfants, tout comme un homme sortant d’un réve.

Le Mouvement pour la Conscience de Krishna a été fondé pour donner l’occasion à tous les grihasthas du monde d’écouter spécifiquement le Srimad-Bhagavatam et la Bhagavad-gita. La méthode, décrite en de nombreux endroits, consiste à écouter et à chanter les gloires du Seigneur (srinvatan sva-kathah krishnah punya-sravana-kirtanah). Tout le monde, et plus particuliérement les grihasthas, ignorants qu’ils sont quant au but de l’existence (mudha-dhi), devrait avoir l’occasion d’entendre parler de Krishna. Par cette simple écoute, en entendant les exposés sur la Bhagavad-gita et le Srfmad-Bhagavatam donnés dans les différents centres du Mouvement pour la Conscience de Krishna, tous peuvent étre purifiés de leur inclination pécheresse à rechercher sans cesse des plaisirs charnels illicites, à consommer la chair des animaux, à s’enivrer et à jouer aux jeux d’argent toutes ces pratiques étant largement répandues de nos jours. Ainsi peuvent-ils s’élever jusqu’à la Punya-sravana-kirtanah: par le simple fait de se joindre au kirtana, au chant des Saints Noms,

hare krishna hare krishna krishna krishna hare hare
hare rama hare rama rama rama hare hare
et d’entendre parler de Krishna selon la Bhagavad-gita, on se purifie nécessairerement, surtout si l’on prend également du prasada. Or, tout ceci a cours dans le Mouvement pour la Conscience de Krishna.

Une autre précision est apportée ici: srinvan bhagavato ’bhiksnam. Ce n’est pas parce qu’on a lu ou entendu une fois le message de la Bhagavad-gita que l’on ne doit pas l’entendre de nouveau. Le mot abhiksnam est très important à ce propos: nous devrions l’entendre encore et encore. ll n’est pas question d’arrêter; même si l’on a lu ces sujets de nombreuses fois, il faut continuer à les lire de facon répétée, car la Bhagavad-Katha, les paroles prononcées par Krishna et celles prononcées à Son sujet par Ses dévots, est un vrai nectar (amrita). Plus on boit de cet amritam, plus on progresse dans sa vie éternelle.La vie humaine doit nous permettre d’atteindre la liberation, mais par malheur, à cause de l’influence du kali-yuga, les grihasthas travaillent chaque jour comme des ânes. Ils se lévent tôt le matin et parcourent jusqu’à cent ou cent cinquante kilomètres pour aller gagner leur pain. Plus spécialement dans les pays d’Occident, j’ai eu l’occasion de voir des gens se lever à cinq heures du matin pour se rendre au bureau ou à l’usine afin de gagner leur vie. Et la même chose se répete chaque jour à Calcuttta et à Bombay sans relâche au bureau ou à l’usine, puis mettent encore trois ou quatre heures pour rentrer chez eux. Ils vont se reposer vers dix heures et recommencent le même manège le lendemain matin dès les premieres heures. Or, les sastras assimilent ce genre de labeur harassant à la vie des porcs et des mangeurs d’excréments. Nayam deho deha-bhajam nriloke kastam kaman arhate vid-bhujam ye: “D’entre tous les êtres ayant revêtu en ce monde des corps matériels, ceux auxquels une forme humaine a été octroyée ne devraient pas peiner jour et nuit en vue du seul plaisir des sens, accessible même aux chiens et aux porcs qui se nourrissent d’excréments.” (.S.B., 5.5.1)